{"no_reportage":"Congo, le viol comme arme de guerre.","string_key":"Neutralgrey","created_at":"2019-08-08T13:02:27.000+02:00","updated_at":"2019-08-08T18:00:14.744+02:00","prem_photo":1114645769,"nb_photo":18,"rep_date":"2004-02-15","rep_titre":"Congo, le viol comme arme de guerre.","rep_texte":"C'est une guerre dans la guerre qui ravage l'est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis 1998. Une guerre faite aux femmes, mais aussi aux fillettes de 4 ans ou aux grands-mères de 80 ans. Selon un rapport de Human Rights Watch, l'association de défense des droits de l'homme, plus de 10 000 d'entre elles auraient subi des violences sexuelles entre 1998 et 2002, date de la fin officielle des combats. Le viol y a été utilisé de manière systématique comme une arme de guerre par toutes les parties au conflit. Une arme qui visait à terroriser la population, à la casser psychologiquement pour mieux la soumettre. Aujourd'hui encore, les femmes qui assurent la survie de leur famille en se rendant aux champs ou au marché pour vendre leurs produits s'exposent aux violences sexuelles des bandes armées, voire à celles des policiers qui agissent en toute impunité. Le traumatisme du viol se double pour la victime d'un second drame : celui du rejet. Dans cette société traditionnelle, la femme violée est en effet considérée comme souillée pour le restant de ses jours. Elle est répudiée par son mari, exclue par sa famille et doit tenter de survivre seule. Nombre de ces femmes sont, en outre, contaminées par le virus du sida, tout comme le bébé auquel elles donnent parfois naissance. Abandonnées par les leurs et par un Etat qui s'est totalement effondré, une infime minorité d'entre elles est recueillie par des associations créées par des femmes elles-mêmes victimes de viols, à l'image de Mamans organisées pour le développement de l'est du Congo (Maode), lancée par Marie-Donatienne, jeune Congolaise de 32 ans. Dans l'une de ces «maisons refuges», certaines de ces femmes ont accepté de parler avec Bruno Fert, puis de se laisser photographier. Pour que cette guerre silencieuse ne soit pas définitivement recouverte par l'oubli. Thomas Hofnung - Libération","signatur":"© Bruno Fert","ids":[1114645769,1114645788,1114645848,1114645849,1114645850,1114645852,1114645856,1114645863,1114645867,1114646099,1114646108,1114646122,1114646146,1114646162,1114646256,1114646363,1114646316,1114646344]}