{"no_reportage":"Visionneuse_2478445","string_key":"Webistan","created_at":"2017-09-11T11:13:38.000+02:00","updated_at":"2017-09-11T11:13:38.305+02:00","prem_photo":1086075818,"nb_photo":67,"rep_date":"2017-09-11","rep_titre":"Vestiges du passé : \r\nun palais de Saddam Hussein","rep_texte":"Cinquième président de la République d'Irak, le dictateur irakien Saddam Hussein est exécuté par pendaison le 30 décembre 2006 après 24 ans de dictature, durant laquelle il mena une répression sévère du peuple kurde, sanctionnant ainsi toute velléité séparatiste. Objet de toutes les terreurs du temps de son règne, les ruines d’une de ses résidences secondaires sont aujourd'hui ouvertes aux quatre vents, et entourées d'un mur d'enceinte recouvert de peintures d'un artiste kurde décrivant les combats des peshmergas pour la libération et les espoirs d’un peuple en marche vers la paix.\r\n\r\nLe règne de mort du raïs\r\n\r\nAu pouvoir en 1979, Saddam Hussein lance dès 1987 un raid à l’arme chimique sur la vallée du Balisan. C'est le début de ce qui deviendra l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire kurde : les huit campagnes génocidaires, appelées \"Anfal\", conduites de février à septembre 1988. \r\nDurant cette période, 90 % des villages de la région sont rayés de la carte, et 180 000 civils sont tués. Ainsi soumis au rêve expansionniste et génocidaire du dictateur irakien, le peuple kurde souffre dans sa chair et sur son sol de violences innommables. Ses terres voient s'ériger les palais de villégiature du raïs, alors que ses enfants devenus orphelins prennent la route de l'exode. \r\nAinsi, une douzaine de résidences au faste exubérant sont érigées en Irak, voulues par le dictateur comme les symboles tangibles de sa grandeur, de son pouvoir et de ses moyens financiers illimités.\r\n\r\nCes résidences furent occupées par les troupes américaines pendant la guerre en Irak. Au départ des troupes, le gouvernement irakien fut divisé sur leur devenir. \r\n\r\n\r\nAu-delà de la libération : se réapproprier l'histoire et la terre\r\n\r\nEn 2005, un premier procès du tribunal de La Haye et un second du tribunal spécial irakien, impliquant Saddam Hussein et six coaccusés, les reconnaissent coupables de génocide. \r\nÀ l’image des statues du dictateur triomphant mises à terre, aujourd'hui, les palais abandonnés portent en leurs murs les traces de résilience du peuple kurde. Certains sont devenus un terrain d’expression. On peut y lire les prières des visiteurs adressées aux martyrs, et les hommages aux peshmergas, ces forces armées du Kurdistan irakien engagées dans la lutte depuis les premières heures de la domination irakienne. \r\nDans ces palais fantômes, sur lesquels le gouvernement irakien s’interrogea longtemps avant d’en transformer certains en musée, comme à Bassora, sont gravés dans la pierre l’élan patriotique et les cris de joie d’un peuple mobilisé sous son drapeau, la libération venue. \r\n","signatur":"","ids":[1086075818,1086075801,1086075822,1086075830,1086075621,1086075636,1086075838,1086075658,1086075672,1086075711,1086075693,1086075733,1086075757,1086075775,1086075769,1086075781,1086075792,1086075804,1086075798,1086075617,1086075650,1086075668,1086075627,1086075687,1086075741,1086075761,1086075773,1086075717,1086075779,1086075794,1086075788,1086075785,1086075800,1086075814,1086075808,1086075820,1086075824,1086075834,1086075828,1086075619,1086075629,1086075642,1086075664,1086075682,1086075699,1086075751,1086075723,1086075777,1086075783,1086075790,1086075771,1086075796,1086075806,1086075812,1086075810,1086075832,1086075816,1086075827,1086075836,1086075840,1086075631,1086075625,1086075654,1086075676,1086075745,1086075705,1086075727]}