{"no_reportage":"Visionneuse_2541547","string_key":"Webistan","created_at":"2017-10-09T10:16:58.000+02:00","updated_at":"2017-10-09T10:16:58.348+02:00","prem_photo":1087368456,"nb_photo":76,"rep_date":"2017-10-09","rep_titre":"RÉSISTANCE ","rep_texte":"Composé de deux syllabes, le mot Peshmerga a une profonde signification : Pesh « devant » et Mergh « mort », il signifie : « celui qui va devant la mort ».  Depuis 2013, le photojournaliste Reza, menant un reportage au long cours dans le Kurdistan irakien, a partagé différents fronts avec les Peshmergas : le front de l’attente, le front de l’entraînement, le front des villes en ruine et libérées. Femmes et hommes, solidaires et combatifs, calmes et déterminés, il a rencontré des êtres prêts à mourir pour les valeurs de justice et de liberté.\r\nSe préparer à mourir, et combattre pour la vie\r\nLes Peshmergas sont des femmes et des hommes dont la détermination est à la hauteur de leurs souffrances personnelles et de celles de tout un peuple. Leur combat veut réparer la trahison des accords de Sykes-Picot en 1916. Après la chute de l’Empire ottoman, ces accords scellèrent le tracé de nouvelles frontières et l’émergence de pays dans la région, mais ne tinrent pas la promesse d’un état kurde dont le peuple fut divisé entre quatre pays. Or, toutes les guerres dans la région viennent de ce partage. Depuis, le peuple kurde est entré en résistance pour une terre promise, et souffre. \r\nDans les années 80, les Peshmergas résistent aux campagnes génocidaires menées par Saddam Hussein, et libèrent les zones occupées lorsque le dictateur est mis en échec par les forces américaines. \r\nLes événements actuels au Moyen-Orient ont placé les Kurdes au centre de l'échiquier de paix de cette région qui souffre des assauts répétés de l'organisation État islamique (EI), avec aujourd'hui plus de mille kilomètres de ligne de front contre l'ennemi, dont les brigades Peshmergas du camp Black Tiger placées sous le commandement du Général Sirwan Barzani. Sous l'appui aérien de la coalition internationale qui bombarde les cibles djihadistes, les soldats kurdes neutralisent au sol les combattants sunnites radicaux, malgré des moyens limités et le nombre croissant de soldats tombés en martyrs. \r\nEn marche vers la liberté\r\nTel un défilé de figures des différentes luttes des Peshmergas, les photographies de Reza déroulent le récit digne de champs de bataille pour la liberté. Parmi eux, celui de la libération de Shingal : théâtre de nombreux affrontements depuis la prise de la ville par l'organisation État islamique le 3 août 2014, entraînant la fuite de plusieurs dizaines de milliers de civils vers les montagnes du Kurdistan où ils ont trouvé refuge, elle est libérée le 13 novembre 2015, dévoilant un paysage de ruines et de multiples charniers. \r\nDerrière les portraits des soldats, la veille attentive des bataillons ayant la garde du barrage de Mossoul, le regard vague des femmes revenues d'avoir été les otages sexuelles de l'ennemi, une société engagée dans l'effort de guerre se dévoile : au sein du Musée Amna Suraka, dirigé par l'artiste Ako Gharib, le Mémorial des morts au combat pour la liberté scintille de ses centaines de petites lumières qui rappellent que chaque mort ici est une étoile de résistance qui brillera jusqu’à l’éternité.\r\n\r\nThe word Peshmerga has a profound significance: made up of two syllables, ‘Pesh’ (“in front of” or “facing), and ‘Mergh’ (“death”), it essentially means “Those who face death.” Since 2013, the photojournalist Reza has been conducting a long-term reportage in Iraqi Kurdistan and he has been on the front lines with the Peshmerga. A place where one waits, one trains, a front line that crosses cities ravaged and liberated. These men and women, united and ready to fight, stand, calm and determined, ready to die for the justice and freedom they so value.\r\nPreparing to Die, but Fighting to Live\r\nThe Peshmerga are made up of men and women whose determination equals their personal suffering along with that of an entire people. Their fight has been one to right the wrong of the betrayal of the Sykes-Picot Accord of 1916. After the fall of the Ottoman Empire, these accords traced the new borders of emerging countries throughout the region, but failed in their promise to create a Kurdish state and this people consequently found themselves divided between four countries. Moreover, the wars that have since plagued this region all stem from this accord. Since then, the Kurds have begun a resistance movement, fighting and suffering for their dream of a promised land.\r\nIn the 1980s, the Peshmerga led a resistance against the genocidal campaigns led by Saddam Hussein, and liberated the occupied territories when the dictator was brought down by US forces. The current events in the Middle East have placed the Kurds in the center of the chessboard as they strive for peace in the face of the threat of ISIS who conduct repeated assaults upon their region. Over a thousand kilometers of front lines are defended against this enemy by soldiers such as those of the Black Tiger Peshmerga camp, led by General Sirwan Barzani. Under the air support of the International Coalition, who bombard jihadist targets, the Kurdish soldiers move in to neutralize the radical Sunni combatants, this despite their limited resources and a growing number of casualties as they martyr themselves for the cause.\r\nMarching Towards Freedom\r\nReza’s photographs show a parade that features all the different struggles of the Peshmerga, a saga worthy of a fight for freedom. Among them, the chronicle of the liberation of Shingal. This town had become a battlefield since it was taken by the Islamic State organization on 3 August 2014, forcing tens of thousands of Yazidi refugees to seek refuge in the mountains of Kurdistan. On 13 November 2015, it was liberated from the Islamic State organization by the Peshmerga, with the assistance of the International Coalition who discovered a landscape of ruins littered with several mass graves.\r\nBehind the portraits of these soldiers, the battalions that stand guard attentively over the Mosul Dam, the empty gazes of the women who were rescued after being forced into sexual slavery by the enemy, one perceives a society committed to the war effort. At the heart of the Amna Suraka Museum, run by artist Ako Gharib, the Memorial to those who died in combat shines with hundreds of little lights that reminds us that each death here is a star shining with resistance that will last throughout eternity.\r\n\r\n\r\n","signatur":"","ids":[1087368456,1087368408,1087368532,1087368484,1087368494,1087368446,1087368526,1087368400,1087368582,1087368464,1087368710,1087368667,1087368645,1087368552,1087368610,1087368477,1087368536,1087368539,1087368527,1087368478,1087368468,1087368473,1087368442,1087368529,1087368405,1087368452,1087368424,1087368630,1087368620,1087368587,1087368428,1087368451,1087368392,1087368411,1087368379,1087368656,1087368679,1087368560,1086601994,1087368385,1087368413,1087368426,1087368465,1087368393,1087368449,1087368470,1087368460,1087368453,1087368440,1086601997,1086075464,1087368448,1087368422,1087368409,1087368416,1086601979,1087368403,1087368431,1087368437,1086601953,1087368377,1087368480,1087368469,1087368472,1087368461,1087368455,1087368429,1087368407,1087368402,1087268332,1087368450,1087368435,1087368425,1087368387,1087368382,1087368381]}