{"no_reportage":"Visionneuse_1481257","string_key":"Webistan","created_at":"2016-02-04T15:06:15.000+01:00","updated_at":"2022-09-08T20:06:31.850+02:00","prem_photo":259225,"nb_photo":24,"rep_date":"2016-02-04","rep_titre":"Le Génocide Rwandais (1993 - 1996) : Des conséquences irréversibles - Reportages par Reza","rep_texte":"Le 6 avril 1994, l’avion transportant le Président du Rwanda et le Président du Burundi est frappé par un missile alors qu’il amorçait sa phase d’atterrissage au Burundi. Cet assassinat ravive alors un violent conflit tribal qui voit s’affronter au Rwanda les Hutu, dont la majorité compose la population rwandaise et les Tutsi, qui détiennent le pouvoir militaire au Burundi. Dès le lendemain de la mort du président Hutu, des exactions sont commises par des extrémistes Hutu à l’encontre de la population Tutsi, dans le but de les exterminer.\r\n\r\nEntre le 7 avril et le 17 juillet 1994, les violences font rage entre les deux camps, sous les yeux d’une communauté internationale silencieuse, inquiète de ses propres intérêts sur le sol rwandais. Il faudra en effet attendre juin 1994, soit deux mois après le début du conflit, pour que la France envoie troupes et humanitaires au Rwanda.\r\n\r\nL’ONU estime qu’environ 800 000 rwandais, en majorité tutsis, ont perdu la vie durant les trois mois du conflit. Ce génocide a conduit à l’exode de trois millions de réfugiés, et à des catastrophes économiques et sociales de grande ampleur, qui freinent encore aujourd’hui la reconstruction du pays.\r\n\r\nDès 1994, Reza a été le témoin des violentes conséquences du génocide rwandais. Il a photographié les camps d’urgence du lac frontalier de Cyhoha, qui accueillaient les réfugiés ayant fui la violence des massacres pour survivre.\r\nQuelques mois plus tard, après l'exode massif des réfugiés vers les montagnes de Goma dans l'ex-Zaïre, Reza s’est engagé en faveur d’un programme de reconnaissance par l’image, dans le cadre d’un projet mené conjointement par l’UNICEF et la Croix Rouge, afin de former des réfugiés, pour qu'ils réalisent les portraits des enfants perdus, séparés de leurs familles durant l’exode. Exposés dans les différents camps, ces portraits ont permis de réunir plusieurs milliers de familles.\r\n\r\nEnfin, ses photographies font également état du tragique destin de femmes: les premières, des mères célibataires d'enfants issus de viol et rejetées par les deux communautés et les secondes, des femmes condamnées à la prison car soupçonnées d’avoir participé aux massacres. Contraintes d’abandonner tout enfant de plus de 3 ans, ceux-ci venaient s’ajouter au nombre sans cesse croissant des orphelins rwandais. \r\nDes photographies poignantes, stigmates du génocide le plus rapide et le plus violent de l’Histoire de l’Humanité, dont nous devons conserver la mémoire.\r\n","signatur":"© Reza","visible":true,"ids":[259225,259224,259221,259219,259214,259205,259197,259175,259182,259181,259159,259158,259157,1020991398,259173,1034776112,259256,259241,1020991416,1016710152,259344,259201,259199,259162]}